
Entretien avec Guillaume ANGER
directeur artistique de Jazz à Vienne.
(1ère partie)
Aujourd’hui, nous rencontrons Guillaume Anger, nouvellement arrivé des montagnes de Haute Savoie plus précisément de Annemasse ou il dirigeait la Scène conventionnée Château Rouge pôle de “spectacle vivant“ du Genevois, haut-savoyard et lien culturel transfrontalier franco-suisse.

jazzitutti.
Depuis quand êtes-vous arrivé à Vienne. ?
G.A.
Je suis arrivé à Vienne le 20 juin 2023 une semaine avant le démarrage de Vienne 2023…. En plein cœur de l’activité du réacteur, donc, pendant l’ensemble de l’édition, j’ai pu découvrir certains aspects que je ne connaissais pas. Différents lieux, différentes scènes du festival,, les partenaires, nombreux. Pour rire, je disais que j’étais en stage découverte. C’est vrai que pendant l’édition 2023, j’étais vraiment en observation, pour voir comment s’organisait le festival au quotidien.
jazzitutti.
Durant votre face d’observation, y a-t-il un évènement, ou une constatation qui s’est imposé à vous de manière évidente ?
G.A. La première chose qui m’a marqué à mon arrivée c’est la qualité de l’accueil faite au public, le soin que l’ensemble de l’équipe prends pour que chaque jour, il y ait des améliorations, chaque jour nous nous corrigeons si nous avons loupé des choses et surtout pour nous améliorer. Ce qui m’a également marqué, c’est que pour le public, l’accueil que nous proposons est vraiment important pour eux.
jazzitutti.
Pouvez-vous développer votre conception de manière générale, sur ce qu’est la musique pour vous, et le jazz en particulier, qui fut longtemps étiquetés comme une musique, "élitiste“ alors qu’elle est par essence complètement populaire.
G.A. Le mot populaire pour moi est de qualité, je le précise car parfois ça peut être détourné, moi je pense que toutes les musiques peuvent être écouté par tout type de public, de niveau social, JAV est un super espace pour ça. Tous les évènements que l’on a sur le festival, en accès libre, Cybèle, le kiosque, Jazz sur la ville, permettent de venir goûter à différentes esthétiques musicales. Pour moi, la musique, c’est le live ce sont les moments qu’on vit ensemble autour d’un concert, et ça, je pense que ça peut être partagé par le plus grand nombre. Le Festival, dans son format, permet ça.
Pour revenir au mot musique populaire, c’est l’essence même du jazz, c’est une musique qui est née dans la rue dans des clubs mal famé… je pense que ce n’est pas une musique élitiste. Il peut y avoir des formats plus compliqués à comprendre pour certains publics, mais dans sa grande majorité je pense que le Jazz qui a lui-même nourrit énormément de courants musicaux, est une musique populaire. Aujourd’hui, des esthétiques qui sont le plus en avant, pour parler du rap, fais du hip-hop, ces musiques ont été nourris du jazz dès le démarrage et on ne peut pas dire que ce soit une musique élitiste. Après à nous, directeur artistique de festival de jazz, de trouver des projets qui justement remettre en avant une culture globale du Jazz.
Pour moi, le Jazz, c’est la liberté de sortir du cadre. Mais je peux prendre autant de plaisir à écouter un concert de jazz que de musique baroque, que de métal à condition que l’exigence de la pratique, de la technique, et de la créativité sois là. Il n’y a plus de barrières.
La programmation qui sera annoncé le 14 mars, je pense va dans ce sens.
